Écopsychologie : C’est la recherche du bonheur qui va sauver la planète

Ecopsychologie : Pourquoi on ne change pas plus vite face à l’urgence ? C’est la question que posait hier Valère CORREARD dans sa chronique “Social Lab

Alors que l’urgence écologique est avérée, nous n’assistons pas à un sursaut collectif à la hauteur des enjeux. Il y aurait des explications à cela qui relèvent d’un modèle de société, mais aussi de notre cerveau. Mais il y a des pistes, dont celle de faire la part belle au récit et de retrouver la clé pour déployer les moments de bonheur .

«C’est la recherche du bonheur qui va sauver la planète !»

On ne peut plus dire qu’on ne sait pas : changement climatique, pollution des eaux, de la terre et de l’air, extinction inédite de la biodiversité… C’est la catastrophe annoncée, il y aurait de quoi soulever les foules, saturer les discussions, bouleverser l’offre politique, bousculer le monde économique, bref la mobilisation générale !

EcopsychologieMais non, nous sommes loin de cela, certes les lignes bougent, il faut être objectifs, si on compare la mobilisation aujourd’hui par rapport à seulement cinq ans auparavant c’est sans appel.

Que se passe-t-il ? Comment expliquer cet immobilisme ?

Des raisons qui tiennent à notre modèle de vie d’abord : un confort très matériel, une surabondance de choses, du déni aussi avec des déchets cachés, des morts cachés, des maux (de moins en moins) invisibles qu’il s’agisse du climat, de la pollution, ou de la chute de la biodiversité

Mais aussi des raisons liées à la façon dont nous sommes « câblés »! Nous sommes toujours les héritiers des chasseurs cueilleurs avec des objectifs immédiats : manger, avoir du pouvoir, se reproduire, économiser nos forces… Ce qu’explique très bien Sébastien Bohler dans son livre Le bug humain: notre striatum et les circuits de dopamine nous mènent à tous les excès !

Un sursaut tardif ?

recit slow ecopsychologie

Un sursaut est il possible ? Oui, mais à moins de dompter notre cerveau et ses puissants ressorts.

Des alternatives à cette impasse commencent à émerger.  Le récit serait par exemple un puissant levier de mobilisation

ou encore un changement d’approche en privilégiant l’être sur l’avoir. Selon l’Ecopsychologue Jean Pierre Ledanff, ce qui nourrit l’être humain,amis liens interactions c’est l’attention portée au moment présent, aux liens et relations que nous entretenons et développons, aux interactions de notre communauté . « C’est la recherche du bonheur qui va sauver la planète » développe t il dans sa thèse.

“Il est nécessaire de passer du faire et avoir à être, de prendre le temps de savourer le moment, le paysage, jouer avec ses enfants  d’être bien avec  ses amis”.

Si vous voulez aller plus loin sur le sujet de l’écopsychologie

L’écopsychologie est une approche multi disciplinaire : écologie, psychologie, sociologie, anthropologie, neurosciences. On parle d’ailleurs de plus en plus d’éco anxiété avec l’éco thérapie pour y faire face…Il existe même des écopsychologues qui essaient d’expliquer et comprendre pourquoi notre cerveau n’est pas plus mobilisateur face à l’urgence.

Bonne Lecture

Partagez cet article sur les réseaux sociaux

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

chilienne

Newsletter

Cet article vous a plus ?
Inscrivez-vous à notre newsletter et ne ratez plus nos publications.

Retour haut de page