SLOW WORKING : Une philosophie de travail dans la droite lignée du Slow Food.

Être plus efficace sans pour autant travailler plus : voici ce que nous propose Diane Ballonad Rolland dans son premier livre sur le “slow working”

Selon cette spécialiste de la gestion du temps, il est possible d’être plus efficace sans pour autant travailler plus. Passer du sprint au marathon est pour elle un rempart contre le burn-out. Interview de Fabien Soyez pour Courrier Cadres.

Atteindre ses objectifs en travaillant plus lentement.

 

Comment pourriez-vous définir le slow working ?

Il s’agit d’une philosophie de travail qui s’inscrit dans la droite lignée du slow food. Né dans les années 1980 en Italie, ce mouvement a essaimé dans toutes les sphères de la vie, des voyages (slow travel) à l’éducation (slow éducation), jusqu’au monde de l’entreprise. Avec le “slow working”, l’idée est de repenser son rapport au travail et sa gestion du temps. L’objectif est d’être efficace sans s’épuiser, d’atteindre ses objectifs en travaillant plus lentement.

Plus qu’une philosophie, c’est une révolution douce, qui s’oppose à ce que l’on voit aujourd’hui dans les entreprises. Plutôt que le court-termisme, le culte de la performance et le multitâche, nocifs pour la santé, le slow working remet le travail à sa juste place. Il privilégie la qualité à la quantité. L’idée est de travailler intelligemment, plutôt qu’à l’excès.

Concrètement, comment tendre vers le slow working ?

D’abord, en réhabilitant des temps de réflexion dans son planning. Il faut s’interroger sur le temps que l’on consacre aux tâches qui nécessitent de la réflexion. Puis consacrer 1 à 2 heures par semaine à une vraie prise de recul. L’idée n’est pas de réfléchir pour réfléchir, mais de sortir la tête du guidon pour mieux gérer les priorités.

Ensuite, le slow working nécessite de s’accorder de vrais temps de pause. Souffler n’est pas un luxe, car il est impossible d’être non stop en situation de sur-activité. Les temps d’inaction, qui permettent de penser à autre chose, sont indispensables. Des micro-pauses régulières suffisent pour récupérer de l’énergie et mieux tenir le rythme dans la durée. C’est l’idée du marathon, plutôt que celle du sprint continu, que l’on nous demande bien trop souvent d’adopter, et qui ne fonctionne pas.

Enfin, le slow working consiste à focaliser son attention sur une tâche, lors de temps dédiés. Il faut mettre les distractions de côté, et revenir sur du monotâche. Le cerveau ne peut pas faire deux choses à la fois : ce jonglage permanent est énergivore et vous fait perdre en efficacité. En se concentrant sur une seule tâche, le rendu sera de meilleure qualité. Ainsi que votre moral.

Prendre son temps, quand on a des délais à tenir, est-ce vraiment réaliste ?

L’objectif n’est pas de travailler lentement tout le temps, mais d’adapter son rythme à ce que l’on fait, d’instaurer un meilleur équilibre entre action et réflexion. Il est possible d’être efficace dans un temps court, sans s’épuiser en voulant aller vite. Tel est l’enjeu, face au burn-out : nous pourrions travailler 15 heures par jour, mais à quel prix ? Plutôt que de travailler plus longtemps ou plus vite, il est préférable de travailler mieux, d’une façon plus stratégique.

Comment faire du monotâche quand on vous demande de faire du multitâche ?

Il est parfois important de rentrer en négociation, d’expliquer à sa hiérarchie que l’on ne peut pas toujours tout faire, et de se mettre d’accord avec elle sur ce qui est prioritaire.

Que peuvent faire les managers à leur niveau ?

Retrouvez l’article complet de Courrier Cadres

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